La copropriété fonctionne grâce aux versements de provisions effectués par les copropriétaires. Le paiement des charges est donc obligatoire.Le syndic doit veiller à leur recouvrement.
A défaut, sa responsabilité peut être engagée. Le règlement de copropriété fixe les différentes catégories de charges auxquelles vous devez contribuer, en respectant les principes de répartition établis par la loi. Il convient de distinguer deux types de charges de copropriété : les charges générales et les charges spéciales.
C’est le règlement de copropriété qui répartit les charges de l’immeuble entre ces deux catégories.
Il peut prévoir que certaines catégories de charges sont réparties par bâtiments ou par escaliers.
Elles concernent la conservation, l’entretien, l’administration des parties communes : le ravalement des façades, l’éclairage des parties communes, l’accès à l’immeuble (interphone, digicode), le nettoyage de l’immeuble, mais également, les frais de tenue des assemblées générales, les honoraires du syndic…
Elles sont réparties entre les copropriétaires en fonction de la valeur relative du lot (compte tenu de sa consistance, sa superficie et sa situation) ; le plus souvent cette valeur sert également à l’établissement des quotes-parts des parties communes (tantièmes).
Tous les copropriétaires sans exception doivent obligatoirement participer aux charges générales. Exemples : ceux du rez-de-chaussée participent aux charges de la toiture ; à l’inverse ceux du dernier étage participent aussi à l’entretien des espaces verts.
Ce sont celles relatives aux services collectifs et aux éléments d’équipement communs : l’entretien et le fonctionnement des ascenseurs, du chauffage central, du vide-ordures…
Elles sont réparties en fonction de «l’utilité» que ces éléments d’équipement et services collectifs présentent à l’égard de chaque lot. « Utilité » n’équivaut pas à «usage effectif » ; la notion suppose simplement qu’il y ait «possibilité d’usage ».
Exemples : le copropriétaire d’un appartement du rez-dechaussée
ne participe pas aux charges d’ascenseur ; en revanche celui qui occupe un appartement en étage ne peut se soustraire au paiement des charges d’ascenseur même s’il emprunte l’escalier. De même,
le copropriétaire qui ne se sert pas du chauffage collectif doit, en tout état de cause, payer sa quote-part des charges de chauffage.
Tous les nouveaux règlements de copropriété publiés à compter du 31 décembre 2002, doivent préciser la façon dont les quotes-parts des parties communes et les quotesparts de charges sont calculées.
La modification de la répartition des charges fixée par le règlement de copropriété requiert, en règle générale, l’unanimité des voix des copropriétaires. Toutefois si la modification est rendue nécessaire par des changements intervenus dans l’immeuble, elle peut être décidée à la même majorité que celle qui a permis de prendre la décision initiale ; notamment, en cas de vente ou achat de parties communes ou de parties privatives par la copropriété ; changement d’usage d’une partie privative, par exemple, un logement utilisé à usage professionnel.
Un recours au juge du tribunal de grande instance est possible dans certaines conditions.
Le budget prévisionnel est établi pour faire face aux dépenses courantes de maintenance, de fonctionnement et d’administration des parties communes et aux travaux courants, durant un exercice comptable de douze mois. Le syndicat doit, sauf impossibilité, voter le budget prévisionnel avant le début de l’exercice comptable qu’il est destiné à couvrir.
Afin d’assurer la trésorerie du syndicat et faire face à l’ensemble des dépenses, le syndic vous demandera en début de chaque trimestre le paiement d’une provision égale au quart du budget ; (l’assemblée générale peut opter pour un versement semestriel ou mensuel). Il vous adresse, par lettre simple, avant chaque premier jour du trimestre, un avis indiquant le montant de la provision exigible.
Le syndic peut également exiger :
Quelques définitions pour mieux comprendre la copropriété :
Lorsque 30 jours après avoir reçu une mise en demeure de la part du syndic, un copropriétaire ne s’acquitte pas du paiement d’une provision, il peut se voir réclamer immédiatement la totalité des provisions de l’année budgétée.
Le syndic peut saisir le président du tribunal de grande instance pour en obtenir le paiement. Le syndic peut engager toute action judiciaire pour recouvrir les charges (sauf la procédure de saisie immobilière) sans l’autorisation de l’assemblée générale.
Les frais nécessaires engagés par le syndicat de copropriété pour recouvrer une somme d’argent due par un copropriétaire, sont à la charge de ce seul copropriétaire.
Le copropriétaire qui obtient gain de cause à l’issue d’une procédure l’opposant à la copropriété est, en principe, dispensé de sa participation aux dépenses représentées par les frais de procédure engagés par le syndicat.