Professionnel ou non, le syndic est mandaté par le syndicat des copropriétaires.
Il a pour mission d'exécuter les décisions prises en assemblée générale, d'administrer l’immeuble, de tenir la comptabilité du syndicat et de représenter le syndicat de copropriétaires. Il est responsable devant le syndicat de la bonne exécution de la mission qui lui est confiée. Il conseille, assiste et informe le syndicat des copropriétaires.
La copropriété peut choisir un syndic professionnel ou un syndic non professionnel (un copropriétaire.
L'assemblée générale désigne le syndic et approuve son contrat à la majorité des voix de tous les copropriétaires (majorité de l'article 25). Toutefois lorsqu'il y a création d'une copropriété, il peut être nommé par le règlement de copropriété. Ce syndic provisoire a pour mission de réunir la première assemblée générale qui désignera alors le syndic.
Si l’assemblée générale ne parvient pas à décider de la nomination d’un syndic ou du renouvellement de son mandat, ou en l’absence de syndic, tout copropriétaire peut demander au président du tribunal de grande instance de désigner un administrateur provisoire ; il sera chargé de convoquer l’assemblée générale en vue de désigner un syndic.
Le contrat du syndic doit indiquer sa durée, sa date de prise d’effet, les éléments de détermination de la rémunération du syndic et les conditions d’exécution de sa mission.
Le syndic peut percevoir deux types de rémunérations dont le montant est librement fixé entre le syndic et le syndicat des copropriétaires : des honoraires pour gestion courante et des honoraires spécifiques pour prestations particulières.
Certaines prestations dont la liste minimale est fixée par arrêté (arrêté du 19.3.10 : JO du 21.3.10) font partie de la gestion courante : elles sont incluses dans le forfait annuel et ne peuvent donc plus faire l’objet d’une facturation supplémentaire. Par ailleurs, toute prestation particulière hors forfait devra être indiquée de façon explicite dans le contrat de syndic. Le syndic ou l’administrateur de biens sera fondé à les facturer séparément en fixant, pour chacune de ces prestations, un prix unitaire (cette mesure est applicable à tout contrat de syndic signé à compter du 1er juillet 2010).
Les honoraires spécifiques pour travaux sont encadrés : ils correspondent à des dépenses hors budget dont la liste est limitée (il s’agit d’une manière générale, des travaux qui ne concourent pas à la maintenance et à l’administration des parties communes ou à la maintenance et au fonctionnement des équipements communs) et qui doivent être votées par l’assemblée générale en application des articles 24, 25, 26, 26-3 et 30 de la loi du 10 juillet 1965. Le montant de ces honoraires spécifiques est voté lors de la même assemblée générale que les travaux concernés et aux mêmes règles de majorité.
La durée du mandat du syndic est fixée par l'assemblée générale dans la limite de trois ans maximum ; l'assemblée générale peut désigner le même syndic, une ou plusieurs fois, pour une durée, librement négociée, de trois ans maximum ; un nouveau contrat est établi et approuvé par l’assemblée générale, à chaque fois.
Si le syndic ne peut plus exécuter sa mission parce qu’il est empêché (malade ou accidenté) ou quand il y a carence du syndic (il n’exécute pas les décisions adoptées par l’assemblée générale) : après une mise en demeure sans réponse pendant plus de huit jours, tout copropriétaire peut décider d’assigner le syndic en référé devant le tribunal de grande instance et faire désigner un administrateur provisoire. Cette solution ne s’applique que si le règlement de copropriété n’a rien prévu.
Le syndic peut être révoqué en cours de mandat lorsqu'il a commis des fautes justifiant la cessation de son mandat. La révocation doit être suffisamment motivée pour éviter une action du syndic en dommages et intérêts.
La décision de révocation du syndic doit être votée par l’assemblée générale. Lors de cette même assemblée, il est indispensable de présenter un ou plusieurs candidats à la fonction de syndic, en vue de désigner au cours de l’assemblée un nouveau syndic.
A défaut il faudra demander au tribunal la nomination d’un administrateur provisoire.
Dans le délai d’un mois à compter de la cessation de ses fonctions, l’ancien syndic est tenu de remettre au nouveau syndic, la situation de la trésorerie, la totalité des fonds immédiatement disponibles et l’ensemble des documents et archives du syndicat, accompagné d’un bordereau récapitulatif de ces pièces, dont une copie est remise au conseil syndical.
S’il a confié les archives à un prestataire spécialisé, l’ancien syndic doit dans le même délai d’un mois lui fournir les coordonnées du nouveau syndic.
Dans le délai de trois mois à compter de la cessation des ses fonctions, il lui verse le solde des fonds disponibles après apurement des comptes et lui communique l’état des comptes de chaque copropriétaire et de l’ensemble de la copropriété.